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12 Novembre 2008:Une date propre aux agendas des despotes

Posté par atmanemazouz le 10 septembre 2010

Sous le thème «Activités du groupe parlementaire du RCD : contraintes et défis», Atmane Mazouz, député et président du groupe parlementaire du RCD, a animé dans la soirée de samedi dernier une conférence-débat au siège de la section communale du Rassemblement à Béjaïa.

A. Kersani – Béjaïa (Le Soir) - Le député de Béjaïa a entamé sa communication par une brève rétrospective sur les raisons ayant prévalu dans la participation et la présence du RCD au sein de l’institution parlementaire. Athmane Mazouz a rappelé à l’occasion les «diverses formes de pression», selon lui, que son parti avait «subies» lors de l’élaboration de ses listes électorales. Parlant des contraintes que le parti de Sadi a eu à affronter à l’issue des législatives de mai 2007, le conférencier a cité, dans la foulée, le cas du rejet de certaines candidatures, à l’instar de celle du militant d’Alger Abdelmadjid Azzi, ancien maquisard, syndicaliste et ancien secrétaire général de la Fédération nationale des retraités. «Malgré les intimidations et les contraintes, le RCD, par défi et résistance, a tenu à participer à ce rendez-vous électoral dans le souci d’accéder à une tribune où le message de l’opposition peut être audible, pesant et catalyseur », souligne le député et président du groupe parlementaire du Rassemblement. Évoquant les résultats des élections de mai 2007, le conférencier a affirmé qu’ils ont révélé «une autre fois la véritable nature du régime, caractérisé par une fraude massive et généralisée». «La fraude a accouché d’une pollution de la représentation nationale », note dans son intervention l’orateur, tout en soutenant que son parti a été dépossédé de nombreux sièges dans plusieurs wilayas du pays. «Dans sa logique, le pouvoir a révélé une volonté manifeste de ghettoïser le RCD au niveau de l’Algérois et de la Kabylie de peur d’une contamination démocratique des autres régions du pays», poursuit le chef du groupe parlementaire du RCD qui estime qu’à travers les 19 sièges arrachés par son parti, «le régime adresse trois messages importants ». Des messages qui se résument, explique-t-il, en un empêchement du RCD d’accéder à l’initiative parlementaire par la proposition de loi qui requiert au minimum 20 députés, un avertissement à l’adresse de l’opposition qui consiste à dire que rien ne pourra se faire en dehors de sa volonté, synonyme de docilité et de soumission et la tentation d’isoler le Rassemblement de l’opinion publique en le maintenant au niveau du score de 1997. Abordant le chapitre lié aux défis du RCD à l’Assemblée, Atmane Mazouz a dit que le groupe parlementaire de son parti entend, face aux contraintes évoquées, combattre lors de cette sixième législature «la fatalité de l’inertie et de la soumission qui caractérisent le pouvoir en assumant clairement sa fonction tribunicienne et en menant une politique ferme contre l’alliance présidentielle et ses alliés». Le député du RCD a rappelé que durant ces trois années d’exercice, le groupe parlementaire de son parti a su imposer par sa crédibilité et son engagement une ligne qui tranche clairement avec ses engagements pris devant la population. Pour mieux étayer le combat quotidien des parlementaires du RCD, Atmane Mazouz a signalé que son parti est l’une des rares formations politiques à dénoncer la fraude. Il a cité, entre autres, le vote contre la validation des mandats des députés au début de la législature et la dénonciation du «viol» constitutionnel du 12 novembre 2008. «Une date propre aux agendas des despotes comme l’est Bouteflika qui fera sombrer inéluctablement le pays dans une aventure politique et institutionnelle et précipitera la nation dans la régression sociale, l’instabilité, le marasme économique et le discrédit international», martèle le conférencier. S’agissant toujours des actions parlementaires du groupe RCD, l’orateur a noté les interventions de dénonciation de ses pairs députés du Rassemblement contre «la régression alarmante du pouvoir d’achat des Algériens, la corruption et l’opacité à Sonatrach, les placements occultes à l’étranger, les dopages financiers de ministères clientélistes, le détournement des fonds affectés à l’agriculture et les violations des libertés». «Faisant face à un régime qui n’est pas près d’accepter les règles universelles de l’exercice démocratique, à la confiscation du pouvoir, aux violations multiples et massives des droits, nous disons que, sans l’effectivité de l’alternance démocratique, qui doit être l’oxygène de la démocratie, l’Algérie est condamnée à dépérir et à périr», a conclu le chef du groupe parlementaire du RCD avant de répondre aux différentes questions de militants et sympathisants du parti de Sadi présents à la réunion.

A. K.(Le Soir d’Algerie)


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